🍂🍁🌬️ Deuxième Hou de Shuang Jiang : 草木黄落 (Cǎo mù huáng luò) du 28 octobre environ au 1er-2 novembre – « Les herbes et les arbres jaunissent et tombent »…

🐺🍖🍂 Premier Hou de Shuang Jiang : 豺乃祭兽 (Chái nǎi jì shòu) du 23 octobre environ au 27-28 octobre - « Les chacals font leur petite cérémonie d’offrande avec leurs proies »
🐺🍖🍂 Premier Hou de Shuang Jiang : 豺乃祭兽 (Chái nǎi jì shòu) du 23 octobre environ au 27-28 octobre – « Les chacals font leur petite cérémonie d’offrande avec leurs proies »

🍂🍁🌬️ Deuxième Hou de Shuang Jiang : 草木黄落 (Cǎo mù huáng luò) du 28 octobre environ au 1er-2 novembre – « Les herbes et les arbres jaunissent et tombent »…


Ah, le deuxième Hou de Shuang Jiang ! 

Le moment où le calendrier chinois pose sa tasse de thé, regarde par la fenêtre et déclare d’un air un peu blasé : 

« Messieurs dames, les chacals ont fait leur petite cérémonie. 

Maintenant, c’est au tour des arbres et des herbes de lâcher prise. 

Jaune, puis chute. Pas de discussion. »

Pendant que, dehors, le vent a décidé de jouer les coiffeurs un peu trop enthousiastes, que les trottoirs se recouvrent de confettis naturels, et que même le plus têtu des chênes commence à se dire que tenir ses feuilles, c’est devenu un combat perdu d’avance.

草木黄落 (Cǎo mù huáng luò), littéralement « les herbes et les arbres jaunissent et tombent ». 

En vrai, les Anciens ont simplement noté l’évidence : tout ce qui est encore vert perd sa couleur, devient jaune, puis se détache. 

Traduction libre : la nature a appuyé sur le bouton « mode dépouillement ». 

Plus de fausse modestie, plus de « je reste un peu plus longtemps ». 

Tout tombe. Avec méthode. Et un certain sens du spectacle.

Les Anciens y voyaient le grand nettoyage de fin de saison. 


En pratique, c’est le signal clair que l’énergie continue de rentrer sous terre. 

Les arbres se mettent en mode économie d’énergie, les herbes se couchent, et nous, humains, on regarde ça en se disant : « Ok, même les plantes ont compris qu’il fallait arrêter de jouer les héros. »

Le corps, lui, reçoit le message un cran plus fort : 

le froid s’installe un peu plus, la sécheresse n’a pas disparu, et les écarts de température continuent de faire les malins. 

On continue d’humidifier les Poumons, on protège le Yin, et on arrête définitivement de sortir en manches courtes « parce que à 14 h il faisait encore 16 °C ».


Ce qu’on peut en faire (en souriant sous le col relevé)

Pendant ces cinq jours-là, on reste dans le mode « je rentre mon énergie comme les arbres rentrent leurs feuilles ». 

On mange encore des kakis (évidemment), des poires, de la tremelle, des châtaignes, des radis…

On sort le vrai manteau (pas le léger d’entre-saison), 

on boit des tisanes qui humidifient et réchauffent un peu, 

et on accepte que même les arbres ont plus de discipline que nous certains matins.

Le dicton imaginaire du moment pourrait être : 

« Quand les arbres lâchent leurs feuilles, les humains serrent un peu plus leur écharpe. »


En résumé, 草木黄落, c’est le jour où la nature décide de faire le grand ménage. 

On le regarde arriver avec un mélange de « ah oui, c’est vraiment la fin » et de « bon, au moins les arbres savent partir avec élégance ».

On mange bien, on s’habille un cran plus chaud, on humidifie ce qui s’assèche, et on laisse le corps continuer à rentrer son énergie… 

pendant encore cinq jours, avant que le troisième Hou ne décide de dire aux insectes : « Tout le monde au lit, et la tête baissée. »

Et on sourit : le calendrier, encore une fois, a (presque parfaitement) raison… même quand il parle d’arbres qui se déshabillent en public.


Bon QI « Cǎo-mù-huáng-luò-esque », un peu plus couvert, bien humidifié, et déjà un brin plus préparé… pendant ces cinq jours de chute de feuilles !


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