đŸ‚â„ïžđŸŽƒđŸŒ° Shuang Jiang (霜降) du 23 octobre au 6-7 novembre environ : quand le givre descend pour de vrai
 et que l’automne tire sa rĂ©vĂ©rence


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 et que l’automne tire sa rĂ©vĂ©rence


Ah, Shuang Jiang ! 

Le jour oĂč le calendrier chinois lĂšve un sourcil un peu plus sĂ©rieux et dĂ©clare : 

« Messieurs dames, la rosĂ©e froide ne suffit plus. 

Maintenant, c’est le givre qui descend. 

L’automne a terminĂ© son spectacle. »

Pendant que, dehors, on enfile enfin le vrai manteau, que les matins piquent un peu plus le bout du nez, et que les feuilles ont décidé de ne plus faire semblant de rester accrochées.


Shuang Jiang, c’est le dix-huitiĂšme jie qi, le sixiĂšme et dernier de la saison automnale. 

Le soleil atteint pile 210° de longitude cĂ©leste. 

En thĂ©orie, c’est le moment oĂč la rosĂ©e se transforme en givre, oĂč le froid s’installe vraiment au sol. 

En pratique, c’est le basculement final : les Ă©carts de tempĂ©rature jour/nuit atteignent souvent leur maximum de l’annĂ©e, l’air se fait encore plus sec, et le Yin s’affirme sans dĂ©tour pendant que le Yang continue sa retraite discrĂšte
 mais cette fois vers l’hiver.


Les Anciens l’ont appelĂ© « Descente du Givre ». 

Traduction libre : on n’est plus dans le refroidissement Ă©lĂ©gant de Han Lu, on entre dans la vraie transition. 

Les animaux se prĂ©parent Ă  l’hiver, les insectes rentrent sous terre, les feuilles jaunissent et tombent en masse, et la nature commence sĂ©rieusement Ă  se retirer.

Le corps, lui, passe du mode « je m’hydrate encore un peu » au mode « attention, le froid arrive et la sĂ©cheresse n’a pas disparu ».


Ce qu’elle reprĂ©sente (et ce qu’on peut en faire)

Shuang Jiang, c’est le dernier tournant de l’automne, juste avant que Li Dong (le DĂ©but de l’Hiver) ne confirme que la saison froide est lĂ . 

C’est le moment idĂ©al pour continuer d’humidifier les Poumons, nourrir le Yin, protĂ©ger le corps du froid qui s’installe, et commencer Ă  renforcer un peu plus l’énergie intĂ©rieure en vue de l’hiver.

La diffĂ©rence de tempĂ©rature entre le jour et la nuit reste trĂšs marquĂ©e. 

On couvre encore un peu plus (poitrine, nuque, pieds
 et maintenant les reins aussi !), on Ă©vite les boissons glacĂ©es, et on dit vraiment au revoir aux Ă©carts trop « estivaux ».

Le dicton populaire le rĂ©sume bien : 

« Une année entiÚre de toniques ne vaut pas un bon renforcement à Shuang Jiang. »

On renforce avec des aliments qui humidifient encore, on commence doucement à réchauffer, on sort les pulls plus épais (et le vrai manteau), et on accepte que les journées raccourcissent encore.


Vous saurez tout (ou presque !) dans mon livret Jie Qi – Shuang Jiang disponible en tĂ©lĂ©chargement ICI. 

Des explications claires, des pratiques simples, des recettes et des routines adaptĂ©es Ă  cette pĂ©riode prĂ©cise. 

→ Livret Shuang Jiang.


En rĂ©sumĂ©, Shuang Jiang, c’est le jour oĂč le ciel dĂ©cide que la rosĂ©e froide a assez jouĂ©. 

On le regarde arriver avec un mĂ©lange de luciditĂ© (« oui, l’automne est vraiment fini ») et de douceur (« on va prendre soin de soi maintenant, avant l’hiver »).

En attendant, on mange des kakis (le grand classique de la pĂ©riode !), des poires, de la tremelle, des chĂątaignes, des radis, des dattes, du sĂ©same
 on boit des tisanes douces, on humidifie ce qui s’assĂšche encore, on commence Ă  rĂ©chauffer un peu, et on laisse le corps rentrer vraiment son Ă©nergie.

Et on sourit : le calendrier, encore une fois, a (presque parfaitement) raison.


Bon QI « ShuangJiang-esque », bien humidifiĂ©, un peu plus couvert et dĂ©jĂ  un peu plus prĂ©paré  pendant encore quinze jours !


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