🥭🫐🍑🍋🫐 Après le premier Hou de Shuang Jiang : on mange des kakis (et on arrête de faire les malins)


🥭🫐🍑🍋🫐 Après le premier Hou de Shuang Jiang : on mange des kakis (et on arrête de faire les malins)


Ah, les cinq jours qui suivent 豺乃祭兽… 

Le moment où le calendrier chinois, après avoir regardé les chacals faire leur petite cérémonie, se tourne vers nous avec un sourire un peu sec et dit : 

« Messieurs dames, maintenant c’est votre tour. 

Les chacals ont aligné leurs proies. 

Vous, vous allez aligner des kakis dans votre assiette. 

Sinon, ne venez pas vous plaindre quand le nez coule et que les lèvres se fendent. »

Parce que oui, on est toujours dans Shuang Jiang, le Yin continue de monter, le froid s’installe un peu plus, et la sécheresse automnale n’a absolument pas dit son dernier mot. 

Les Poumons, eux, regardent ça d’un air un peu fatigué et murmurent : « On aimerait bien un peu d’humidité, s’il vous plaît… et pas de la vapeur d’eau du radiateur. »


Ce qu’on peut (et devrait) mettre dans l’assiette

Le grand classique de la période, c’est bien sûr le kaki (柿子, shìzi). 

Les Anciens disaient : « 霜降吃了柿,不会流鼻涕 » 

Traduction libre : « Qui mange des kakis à Shuang Jiang ne se retrouvera pas avec le nez qui coule. »

Ou, version plus moderne : « Mange tes kakis, sinon tu vas râler tout l’hiver. »

On peut aussi continuer avec :

– la tremelle (oreille de Judas blanche, 银耳) pour humidifier vraiment les Poumons,

– la poire (toujours),

– les châtaignes (qui commencent à réchauffer un peu tout en nourrissant),

– le sésame noir,

– et pourquoi pas un peu de radis pour aider le Qi à descendre sans trop forcer.

L’idée n’est pas de se transformer en moine taoïste du jour au lendemain. 

C’est juste de ne pas continuer à manger comme si on était encore en août pendant que dehors les chacals font déjà leurs réserves.


Une petite recette simple (et pas prise de tête) (et d’autres ICI…)

Soupe kaki – tremelle – poire

(parce que parfois, il faut arrêter de compliquer)

  • 1 kaki bien mûr (pelé et coupé)
  • une poignée de tremelle trempée
  • ½ poire
  • un peu de miel ou de jujube si on veut adoucir
  • de l’eau, et c’est tout.

On fait mijoter doucement 20-25 minutes. 

On boit tiède. 

On se sent un peu moins sec. 

Et on se dit que, pour une fois, on a fait exactement ce que le calendrier attendait de nous.


Vous trouverez bien plus de recettes, d’explications et de routines adaptées précisément à cette période dans mon livret « Jie Qi – Shuang Jiang, disponible en téléchargement ICI. 

Des choses claires, simples, et sans se prendre la tête. 

→ Livret Shuang Jiang.


En résumé, après le premier Hou, on arrête de faire semblant que l’automne est encore « gentil ». 

On mange des kakis (parce que même les Anciens l’avaient compris), 

  • on humidifie ce qui s’assèche, 
  • on commence doucement à réchauffer, 
  • et on laisse le corps continuer à rentrer son énergie pendant que les arbres se préparent à tout lâcher.

Et on sourit : le calendrier, encore une fois, a (presque parfaitement) raison… 

même quand il nous rappelle de manger des fruits oranges un peu mous.


Bon QI « kaki-et-tremelle-esque », bien humidifié, un peu plus couvert, et déjà un brin plus sage… pendant ces jours qui suivent le premier Hou !


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