đŸ‚â˜•đŸ„đŸ„§ Han Lu (毒éœČ) du 8-9 octobre au 22-23 octobre environ : quand la rosĂ©e se met vraiment au frais
 et que l’automne arrĂȘte de jouer la comĂ©die


đŸ‚â˜•đŸ„đŸ„§ Han Lu (毒éœČ) du 8-9 octobre au 22-23 octobre environ : quand la rosĂ©e se met vraiment au frais
 et que l’automne arrĂȘte de jouer la comĂ©die


Ah, Han Lu ! 

Le jour oĂč le calendrier chinois dĂ©clare, avec un petit sourire un peu sec : 

« Messieurs dames, la rosĂ©e n’est plus seulement blanche. Elle est froide.

On passe au sérieux. »

Pendant que, dehors, on hĂ©site encore entre le manteau et le gros pull
 et que les matins ont dĂ©cidĂ© de nous rappeler que l’étĂ©, c’est dĂ©finitivement terminĂ©.

Han Lu, c’est le dix-septiĂšme jie qi, le cinquiĂšme de la saison automnale. 

Le soleil atteint pile 195° de longitude cĂ©leste. 

En thĂ©orie, c’est le moment oĂč la rosĂ©e devient froide et s’apprĂȘte, dans certaines rĂ©gions, Ă  se transformer en givre. 

En pratique, c’est le basculement net : les Ă©carts de tempĂ©rature jour/nuit s’accentuent, l’air se fait plus sec, et le Yin prend clairement le dessus pendant que le Yang continue sa retraite discrĂšte mais dĂ©terminĂ©e.


Les Anciens l’ont appelĂ© « RosĂ©e Froide ». 

Traduction libre : on n’est plus dans la fraĂźcheur Ă©lĂ©gante de Bai Lu, on entre dans le vrai refroidissement d’automne. 

Les oies sauvages accĂ©lĂšrent leur migration, les chrysanthĂšmes s’épanouissent en masse, et la nature commence sĂ©rieusement Ă  rentrer son Ă©nergie.

Le corps, lui, passe du mode « je gĂšre encore un peu » au mode « attention Ă  la sĂ©cheresse et au froid qui s’installent ».


Ce qu’elle reprĂ©sente (et ce qu’on peut en faire)

Han Lu, c’est le tournant oĂč le frais devient froid, juste avant que Shuang Jiang (la Descente du Givre) ne confirme que l’hiver se prĂ©pare. 

C’est le moment idĂ©al pour humidifier les Poumons (trĂšs sensibles Ă  la sĂ©cheresse automnale), nourrir le Yin, et protĂ©ger l’énergie intĂ©rieure. 

La différence de température entre le jour et la nuit se creuse.

On couvre un peu plus (surtout la poitrine et
 les pieds !), on Ă©vite les boissons trop froides, et on dit au revoir aux Ă©carts alimentaires trop « estivaux ».

Le dicton populaire le rĂ©sume bien : 

« Bai Lu, on ne découvre plus le corps ; Han Lu, on ne découvre plus les pieds. »

On renforce les Poumons avec des aliments humectants, on boit des tisanes douces, on sort les pulls plus épais, et on accepte que les journées raccourcissent encore un peu plus.


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En rĂ©sumĂ©, Han Lu, c’est le jour oĂč le ciel dĂ©cide que la rosĂ©e a assez jouĂ© Ă  ĂȘtre seulement blanche. 

On le regarde arriver avec un mĂ©lange de luciditĂ© (« oui, l’automne est vraiment lĂ  ») et de douceur (« on va prendre soin de soi maintenant »).

En attendant, on mange des poires, de la tremelle (oreille de Judas blanche), de la racine de lotus, des bulbes de lys, du sĂ©same noir
 on boit du thĂ© de chrysanthĂšme, on humidifie ce qui s’assĂšche, et on laisse le corps rentrer doucement son Ă©nergie.

Et on sourit : le calendrier, encore une fois, a (presque parfaitement) raison.


Bon QI « HanLu-esque », bien humidifiĂ© et un peu plus couvert
 pendant encore quinze jours !


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