🍂☕🍄🥧 Premier Hou de Han Lu – 鸿雁来宾 (Hóng yàn lái bīn) du 8-9 octobre au 12-13 octobre environ : les dernières oies sauvages arrivent… en retard, et en invitées


🍂☕🍄🥧 Premier Hou de Han Lu – 鸿雁来宾 (Hóng yàn lái bīn) du 8-9 octobre au 12-13 octobre environ : les dernières oies sauvages arrivent… en retard, et en invitées

du 8-9 octobre au 12-13 octobre environ : les dernières oies sauvages arrivent… en retard, et en invitées


Ah, le premier Hou de Han Lu ! 

Le calendrier chinois, toujours aussi poli, annonce d’un ton parfaitement détaché : 

« Les oies qui se respectent sont déjà parties. Celles qui arrivent maintenant ?

Ce sont les invitées. Les retardataires. Les “on s’excuse, on a pris le mauvais courant d’air”. »

Pendant que, dehors, on regarde le ciel en se demandant si ce V un peu bancal au-dessus de nos têtes, c’est vraiment des oies… ou juste des pigeons qui font semblant d’avoir un plan.


Chaque jie qi se découpe en trois petits hou de cinq jours environ. 

Le premier de Han Lu s’appelle « 鸿雁来宾 » : « les oies sauvages arrivent en invitées ».

Les Anciens, toujours aussi subtils, avaient remarqué que les premières oies partaient dès Bai Lu.

Celles-là, c’étaient les « hôtes ».

Celles qui traînent encore à Han Lu ? Les « invitées ». 

Traduction libre : les dernières à comprendre que l’été est vraiment fini, et qui débarquent avec un air un peu gêné en disant « on peut encore se poser un moment ? ».

Le Yin continue de monter, le froid s’affirme un peu plus chaque matin, et la nature commence sérieusement à ranger ses affaires. 

Les oies, elles, n’ont pas le choix : direction le sud, formation en V (ou en « presque V » quand elles sont fatiguées), et au revoir les latitudes trop fraîches.


Ce qu’il représente (et ce qu’on peut en faire)

Ce premier Hou, c’est le moment où on arrête de faire semblant que « ça va encore ». 

La rosée est froide, les écarts de température se creusent, et le corps commence à ressentir franchement la sécheresse et le frais.

C’est le bon timing pour :

  • humidifier un peu plus les Poumons (poires, tremelle, sésame noir, racine de lotus…),
  • couvrir les pieds (oui, encore plus),
  • et rentrer son énergie comme les oies rentrent au sud : sans drame, mais sans traîner non plus.

On regarde les oiseaux passer avec un mélange d’admiration (« elles savent où elles vont ») et de petite moquerie (« moi aussi je pourrais migrer… sous la couette »).


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En résumé, le premier Hou de Han Lu, c’est le jour où le ciel envoie ses dernières invitées à plumes. 

On les regarde s’éloigner en se disant que, finalement, elles ont peut-être raison : il est temps de se préparer un peu plus sérieusement à la suite.

En attendant, on mange ce qui nourrit et humidifie, on sort le pull un cran plus épais, et on accepte que l’automne a décidé d’arrêter de faire des manières.

Et on sourit : même les oies en retard ont leur place dans le calendrier.


Bon QI « oies-invitées », un peu retardataire mais parfaitement en phase… pendant encore cinq jours !


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