🐛🕳️🍲 Troisième Hou de Shuang Jiang : 蛰虫咸俯… et on arrête enfin de vivre à côté de ses pompes…


🐛🕳️🍲 Troisième Hou de Shuang Jiang : 蛰虫咸俯… et on arrête enfin de vivre à côté de ses pompes…


Ah, 蛰虫咸俯 ! 

Le moment où le calendrier chinois regarde les insectes rentrer sous terre la tête basse et se tourne vers nous avec un sourire franchement narquois : 

« Messieurs dames, même les bestioles ont compris. 

Elles baissent la tête, elles se couchent, elles se mettent en mode économie d’énergie. Vous, vous continuez à sortir en manteau léger, à boire de l’eau glacée et à manger des trucs froids comme si l’hiver n’allait jamais arriver. 

Touchant. Vraiment très touchant. »

Parce que oui, on est dans le troisième et dernier Hou de Shuang Jiang. 

Les insectes ont baissé la tête, la nature s’est presque entièrement retirée, le Yin est bien installé, et Li Dong (le Début de l’Hiver) n’est plus qu’à quelques jours. 

Les Poumons, eux, regardent ça d’un air un peu résigné et murmurent : 

« On aimerait bien un truc chaud, un peu plus consistant… et idéalement mangé par quelqu’un qui a enfin ouvert les yeux. »


Ce qu’on peut (et devrait) mettre dans l’assiette pendant ces cinq derniers jours

Les kakis restent les bienvenus (évidemment). 

Mais maintenant que même les insectes ont compris le message, on peut (et on devrait) monter d’un cran :

– un peu plus de chaleur : gingembre, cannelle, ou un petit morceau de poivre long.

– des aliments qui nourrissent le Yin et le Qi en profondeur : châtaignes, patate douce, potimarron, sésame noir.

– toujours de la tremelle et de la poire pour ne pas abandonner les Poumons au moment où ils en ont le plus besoin.

– et pourquoi pas un peu de poulet ou de canard mijoté doucement (parce que parfois, il faut arrêter de faire le vegan extrémiste en plein mois d’octobre).

L’idée n’est pas de se transformer en marmite ambulante du jour au lendemain. 

C’est juste d’arrêter de vivre comme si on était encore en septembre pendant que dehors même les insectes ont déjà mis leur pyjama.


Une petite recette simple (et qui dit clairement « j’ai compris »)

Soupe potimarron – châtaigne – gingembre – un filet de sésame

– 300 g de potimarron 

– 100 g de châtaignes cuites 

– un petit morceau de gingembre frais 

– un peu de bouillon ou d’eau 

– une cuillère de pâte de sésame noir ou d’huile de sésame en fin de cuisson

On fait mijoter 25 minutes. 

On mixe (ou pas). 

On mange bien chaud, en regardant par la fenêtre les derniers insectes qui se cachent. 

Et on se dit que, pour une fois, on n’est pas complètement à côté de ses pompes.


Vous trouverez bien plus de recettes, d’explications et de routines adaptées précisément à cette période dans mon livret « Jie Qi – Shuang Jiang », disponible en téléchargement ICI.

Des choses claires, simples, et sans se prendre la tête. 

→ Livret Shuang Jiang.


En résumé, pendant 蛰虫咸俯, on arrête enfin de faire semblant. 

On mange plus chaud, plus nourrissant, plus adapté. 

On humidifie encore les Poumons, on réchauffe doucement, et on laisse le corps terminer de rentrer son énergie pendant que les insectes baissent poliment la tête.

Et on sourit : le calendrier, encore une fois, a (presque parfaitement) raison… 

même quand il se moque un peu de tous ces humains qui continuent à vivre comme si l’hiver n’était qu’une rumeur.


Bon QI « insectes-qui-dorment-et-humains-qui-se-réveillent-enfin-esque », bien chaud, bien humidifié, et cette fois un peu plus aligné avec la réalité… pendant ces cinq derniers jours de Shuang Jiang !


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