Ah, le troisiĂšme Hou de Qiu Fen !
Le moment oĂč le calendrier chinois annonce, dâun air un peu sec :
« Messieurs dames, lâeau commence Ă diminuer. Les mares se font discrĂštes, les ruisseaux baissent dâun ton. »
Pendant que, dehors, on se demande encore pourquoi les flaques dâeau disparaissent si vite⊠et que la peau, elle, commence dĂ©jĂ Ă tirer la gueule le matin.
Ce troisiĂšme Hou sâappelle officiellement « ShuÇ shÇ hĂ© » (æ°Žć§æ¶ž) : « lâeau commence Ă se tarir ».
En clair : la nature rĂ©duit les liquides. Moins dâhumiditĂ© dans lâair, moins dâeau dans les sols, et un petit cĂŽtĂ© « tout sâassĂšche gentiment » qui sâinstalle.
Les Anciens, toujours aussi observateurs (et un brin dramatiques sur le sujet de lâeau), notaient que câest Ă ce moment-lĂ que les points dâeau commencent Ă baisser.
Le Yin continue de monter, le sec gagne du terrain, et tout ce qui est humide se fait plus rare.
Les feuilles tombent un peu plus franchement, les matins sont bien frais, et les journées raccourcissent sans demander notre avis.
Le corps, lui, passe du mode « je me protÚge » au mode « attention, je commence vraiment à me dessécher⊠il va falloir humidifier ».
Ce quâil reprĂ©sente (et ce quâon peut en faire)
Ce troisiĂšme Hou, câest la derniĂšre Ă©tape de Qiu Fen.
On nâest plus dans la transition, on est dans lâinstallation concrĂšte de lâautomne sec.
Câest le moment idĂ©al pour intensifier un peu les gestes qui nourrissent les liquides organiques et protĂšgent les Poumons.
On privilĂ©gie les aliments qui humidifient (poires, pommes cuites, amandes, miel en petite quantitĂ©, bouillons doux), on boit davantage dâeau tiĂšde ou de tisanes, et on Ă©vite de laisser le sec sâinstaller trop confortablement.
La peau, la gorge et le nez vous diront merci.
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Des explications claires, des pratiques simples, des recettes et des routines adaptées à toute la période de Qiu Fen (et donc à ses trois Hou).
â Livret Qiu Fen.
En rĂ©sumĂ©, le troisiĂšme Hou de Qiu Fen, câest lâeau qui se retire sans faire de scandale.
On la regarde baisser en se disant : « Bon⊠on avait prĂ©venu que lâautomne allait ĂȘtre un peu sec. »
En attendant, on hydrate, on nourrit le Yin, on sort les pulls un peu plus épais, et on laisse la nature faire son travail de retrait en paix.
Et on sourit : le calendrier, encore une fois, a (presque parfaitement) raison.
